| Les parois de ma vie sont lisses Je m'y accroche mais je glisse Lentement vers ma destinée Mourir d'aimer Tandis que le monde me juge Je ne vois pour moi qu'un refuge Toutes les issues m'étant condamnées Mourir d'aimer Mourir d'aimer De plein gré s'enfoncer dans la nuit Payer l'amour au prix de sa vie Pêcher contre le corps mais non contre l'esprit Laissant le monde à ses problèmes Les gens haineux face à eux-mêmes Avec leurs petites idées Mourir d'aimer Puisque notre amour ne peut vivre Mieux vaut en refermer le livre Et plutot que de le brûler Mourir d'aimer Partir en redressant la tête Sortir vainqueur d'un défaite Renverser toutes les données Mourir d'aimer Mourir d'aimer Comme on le peut de n'importe quoi Abandonner tout derrière soi Pour emporter que ce qui fut nous, qui fut toi Tu es le printemps, moi l'automne Ton coeur se prend , le mien se donne Et ma route est déjà tracée Mourir d'aimer Mourir d'aimer D'aimer |
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J'ai travaillé des années,
Sans répit, jour et nuit Pour réussir Pour gravir le sommet En oubliant souvent dans Ma course contre le temps Mes amis, mes amours, Mes emmerdes A corps perdu j'ai couru Assoiffé, obstiné, Vers l'horizon L'illusion, vers l'abstrait En sacrifiant, c'est navrant, Je m'en accuse à présent Mes amis, mes amours, Mes emmerdes Mes amis c'était tout en partage Mes amours faisaient très bien l'amour Mes emmerdes étaient ceux de notre âge Où l'argent c'est dommage Eperonnait nos jours Pour être fier, je suis fier Entre nous, je l'avoue, J'ai fait ma vie Mais il y a un "Mais" Je donnerais ce que j'ai Pour retrouver, je l'admets, Mes amis, mes amours, Mes emmerdes Mes relations vraiment sont Haut placées, décorées, Influents, bedonnants, Des gens bien Ils sont sérieux, mais près d'eux J'ai toujours le regret de Mes amis, mes amours, Mes emmerdes Mes amis étaient plein d'insouciance Mes amours avaient le corps. Brûlant Mes emmerdes aujourd'hui Quand j'y pense Avaient peu d'importance Et c'était le bon temps Les canulars, les pétards, Les folies, les orgies, Le jour du bac, Le cognac, les refrains Tout ce qui fait, je le sais, Que je n'oublierai jamais Mes amis, mes amours, Mes emmerdes |
| Je vous parle d'un temps Que les moins de vingt ans Ne peuvent pas connaître Montmartre en ce temps-là Accrochait ces lilas Jusque sous nos fenêtres Et si l'humble garni Qui nous servait de nid Ne payait pas de mine C'est là qu'on s'est connu Moi qui criait famine Et toi qui posait nue La bohème, la bohème Ça voulait dire on est heureux La bohème, la bohème Nous ne mangions qu'un jour sur deux Dans les cafés voisins Nous étions quelques uns Qui attendions la gloire Et bien que miséreux Avec le ventre creux Nous ne cessions d'y croire Et quand quelque bistro Contre un bon repas chaud Nous prenait une toile Nous récitions des vers Groupés autour du poêle En oubliant l'hiver La bohème, la bohème Ça voulait dire tu es jolie La bohème, la bohème Et nous avions tous du génie Souvent il m'arrivait Devant mon chevalet De passer des nuits blanches Retouchant le dessin De la ligne d'un sein Du galbe d'une hanche Et ce n'est qu'au matin Qu'on s'assayait enfin Devant un café-crême Épuisés mais ravis Fallait-il que l'on s'aime Et qu'on aime la vie La bohème, la bohème Ça voulait dire on a vingt ans La bohème, la bohème Et nous vivions de l'air du temps Quand au hasard des jours Je m'en vais faire un tour A mon ancienne adresse Je ne reconnais plus Ni les murs, ni les rues Qui ont vu ma jeunesse En haut d'un escalier Je cherche l'atelier Dont plus rien ne subsiste Dans son nouveau décor Montmartre semble triste Et les lilas sont morts La bohème, la bohème On était jeunes, on était fous La bohème, la bohème Ça ne veut plus rien dire du tout |
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Hier encore,
J'avais vingt ans Je caressais le temps Et jouais de la vie Comme on joue de l'amour Et je vivais la nuit Sans compter sur mes jours Qui fuyaient dans le temps J'ai fait tant de projets qui sont restés en l'air, J'ai fondé tant d'espoirs qui se sont envolés Que je reste perdu ne sachant où aller Les yeus cherchant le ciel Mais le coeur mis en terre Hier encore, J'avais vingt ans Je gaspillais le temps En croyant l'arrêter Et pour le retenir même le devancer Je n'ai fait que courir et me suis essouflé Ignorant le passé Conjugant au futur Je précédais de moi toute conversation Et donnais mon avis que je voulais le bon Pour critiquer le monde avec désinvolture Hier encore, J'avais vingt ans Mais j'ai perdu mon temps À faire des folies Qui ne me laisse au fond rien de vraiment précis Que quelques rides au front et la peur de l'ennui Car mes amours sont mortes avant que d'exister Mes amis sont partis et ne reviendront pas Par ma faute j'ai fait le vide autour de moi Et j'ai gâché ma vie et mes jeunes années Du meilleur et du pire En jetant le meilleur J'ai figé mes sourires et j'ai glacé mes pleurs Où sont-ils à présent, À présent, Mes vingt ans?" |
| Il faut savoir Encore sourire Quand le meilleur s'est retiré Et qu'il ne reste que le pire dans une vie bête à pleurer Il faut savoir Coûte que coûte garder toute sa dignité Et malgré ce qui nous en coûte S'en aller sans se retourner Face au destin Qui nous désarme Et devant le bonheur perdu Il faut savoir Cacher ses larmes Mais moi, mon coeur, je n'ai pas su Il faut savoir Quitter la table Lorsque l'amour est desservi Sans s'accrocher l'air pitoyable Mais partir sans faire de bruit Il faut savoir Cacher sa peine Sous le masque de tous les jours Et retenir les cris de haine Qui sont les derniers mots d'amour Il faut savoir Rester de glace Et taire un coeur qui meurt déjà Il faut savoir Garder la face Mais moi je t'aime trop Mais moi je ne peux pas Il faut savoir Mais moi je ne sais pas |
| TU vis dans un silence éternel et muet, où je traduis tes regards et lis dans tes sourires, interprétant les mots que tes mains veulent dire dans ton language étrange qui semble être un ballet.. Un émouvant ballet que tu règles pour moi de gestes façinants qui ne sont jamais les mêmes et quand du bout des doigts tu murmures je t'aime, j'ai l'impression parfois comme entendre ta voix.. Mon amour, mon amour, mon amour, mon émouvant amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour Comme pour te parler, je manquai de moyens me trouvant près de toi, comme en terre étrangère, ne pouvant me servir d'aucun vocabulaire, à mon tour j'ai appris le langage des mains, tu ris un peu de moi, car je suis maladroit, et fais souvent des gaffes, je n'ai jamais été très fort en orthographe, mais j'ai tant à te dire et je t'aime si fort.. Mon amour, mon amour, mon amour, mon émouvant amour, mon merveilleux amour, mon déchirant amour.. (bis) |
| Depuis longtemps mon coeur était à
la retraite Et ne pensait jamais de voir se réveiller Mais au son de ta voix j'ai relevé la tête Et l'amour m'a repris avant que d'y penser Isabelle...mon amour Comme on passe les doigts entre l'arbre et l'écorce L'amour s'est infiltré s'est glissé sous ma peau Avec tant d'insistance et avec tant de force Que je n'ai plus depuis ni calme ni repos Isabelle... mon amour Les heures près de toi fuient comme des secondes Les journées loind de toi ressemblent à des années Qui donnent à mon amour un goût de fin du monde Elles troublent mon corps autant que ma pensée Isabelle...mon amour Tu vis dans la lumière et moi dans les coins sombres Car tu te meurs de vivre et je me meurs d'amour Je me contenterais de caresser ton ombre Si tu voulais m'ofrrir ton destin pour toujours Isabelle...mon amour |
| Avec ton sourire au coin de tes lèvres Avec ton regard comme rempli de fièvre Tu sembles sortir des mains d'un orfièvre Et je ne peux que t'aimer mon amour Avec dans ton coeur des points vulnérables Avec les fureurs dont tu es capable Tu es tour à tour l'ange ou bien le diable Qui vient troubler mes nuits et mes jours Ceux qui disent des sottises Et prédisent notre échec Je les ignore et t'adore Plus encore avec Avec tes façon de fille à la page Avec tes curieux écarts de langage Le peu de printemps qui compte ton âge Je voudrais bien te garder toujours Avec dans ta tête un grain de folie Avec dans ton corps le goût de la vie J'ai trouvé en toi toute une harmonie Et je ne peux que t'aimer mon amour Avec ta pudeur mêlée d'indécence Avec ta candeur frôlant l'inconsciense Ta maturité si près de lénfance Je voudrais bien te garder toujours Avec tes chagrins Tes éclats de voix Ton rire enfantin Ta manière à toi De parler soudain De n'importe quoi Et qui vont si bien Avec toi |
| Ton doux visage Que caresse un autre que moi Ton doux visage Je l'entrevois Dans ces images Qui viennent sans fin se jeter A l'abordage De mes pensées Ton doux visage Vient hanter mes nuits sans amour Comme un mirage En contre-jour Sous l'éclairage Des souvenirs en noir et blanc De mon cinéma personnel et permanent Ton doux visage Debout planté sur mon passé Me dévisage Et fait sauter Le maquillage Qui cherche à masquer vainement Le mal de l'âge L'oeuvre du temps Je suis l'otage De mes regrets, de mes passions Et du chantage Que des chansons font avec rage A mon coeur par des mots d'amour Quand ma mémoire hurle au scandale et au secours Ton doux visage Qui m'obsède et me fait souffrir Est l'héritage De souvenirs Et d'effeuillages Baisers volés et doigts tremblants Dans ton corsage Sur tes printemps Et les ancrages Au bout des sens, au creux du lit Les engrenages De la folie De ces ravages Pour deux coeurs sans dessus dessous Jouant au jeu de la mort lente et l'amour fou Ton doux visage Je l'ai perdu à tout jamais C'est un ratage Et je le sais De ce naufrage Je sortirai in extremis Non sans dommage Du temps jadis De mes voyages Dans tes yeux tendres et ton corps chaud De ces rivages J'ai dans la peau Ton doux visage Emergeant du flou de l'oubli Pour briller au creux de mon âme et de mes nuits Car ton visage Ce doux visage Est le visage De ma vie. |
| Toi et moi Deux coeurs qui se confondent Au seuil de l'infini Loin du reste du monde Haletants et soumis A bord du lit Qui tangue et va Sous toi et moi Toi et moi Libérés des mensonges Et sevrés des tabous Quand la nuit se prolonge Entre râles et remous Nos songes fous Inventent un nous Entre chien et loup dans nos rêves déserts L'amour a su combler les silences Et nous ces enfants nus vierges de nos hiers Devenons toi et moi, lavés de nos enfers Porte-moi Au delà des angoisses A l'appel du désir Du coeur de nos fantasmes Aux confins du plaisir Que Dieu créa Pour toi et moi J'étais sans espoir tu as changé mon sort Offrant à ma vie une autre chance Les mots ne sont que mots, les tiens vibraient si fort Qu'en parlant à ma peau ils éveillaient mon corps Aime-moi Fais-moi l'amour encore Encore et parle-moi Pour que jusqu'aux aurores Aux sources de nos joies Mes jours se noient Dans toi et moi. |
| Dans le bruit familier de la boîte à
la mode Aux lueurs psychédéliques aux curieux décorum Nous découvrons assis sur des chaises incommodes Les derniers disques Pop poussés au maximum C'est là qu'on s'est connu parmi ceux de notre âge Toi vétue en indienne et moi en col Mao Nous Revenons depuis comme en pélerinage Danser dans la fumée à couper au couteau Viens Découvrons toi et moi les plaisirs démodés Ton coeur contre mon coeur malgé les rythmes fous Je veux sentir mon corps par ton corps épousé Dansons joue contre joue (bis) Viens Noyés dans la cohue mais dissociés du bruit Comme si sur la terre il n'y avait que nous Glissons les yeux mi-clos jusqu'au bout de la nuit Dansons joue contre joue (bis) Sur la piste envahie c'est un spectacle rare Les danseurs sont en transe et la musique aidant Ils semblent sacrifier à des rythmes barbares Sur des airs d'aujourd'hui souvent vieux de tout temps L'un et l'autre étrangers bien que dansant ensemble Les couples se démêlent on dirait que pour eux La Musique et l'amour ne font pas corps ensemble Dans cette obscurité propice aux amoureux Parlé Serres-toi encore plus fort T'occupes pas des autres On est bien comme ça ma joue contre ta joue Tu t'souviens ça fait un drôle d'effet Tout d'même, on a l'impression d'danser comme nos parents Dans l'fond ils avaient peut-être pas tout à fait tort Les époques changent , l'amour reste Allez, dansons joue contre joue |
| Que c’est triste Venise Au temps des amours mortes Que c’est triste Venise Quand on ne s’aime plus On cherche encore des mots Mais la nuit les emporte On voudrait bien pleurer Mais on ne le peut plus Que c’est triste Venise Lorsque les barcarolles Le viennent souligner Que le silence est creux Et que le coeur se serre En voyant les gondoles Abriter le bonheur Des couples amoureux Que c’est triste Venise Au temps des amours mortes Que c’est triste Venise Quand on ne s’aime plus Les musées, les églises Ouvrent en vain leurs portes Inutile beauté devant nos yeux déçus Que c’est triste Venise Le soir sur la lagune Quand on cherche le main Que nous ne goûtons pas Et que l’on ironise Devant le clair de lune Pour tenter d’oublier Ce qu’on ne se dit pas Adieu tous les pigeons Qui nous on fait escorte Adieu Pont des Soupirs Adieu rêves perdus C’est trop triste Venise Au temps des amours mortes C’est trop triste Venise Quand on ne s’aime plus |
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Les parois de ma vie sont lisses
Je m'y accroche mais je glisse Lentement vers ma destinée Mourir d'aimer Tandis que le monde me juge Je ne vois pour moi qu'un refuge Toutes les issues m'étant condamnées Mourir d'aimer Mourir d'aimer De plein gré s'enfoncer dans la nuit Payer l'amour au prix de sa vie Pêcher contre le corps mais non contre l'esprit Laissant le monde à ses problèmes Les gens haineux face à eux-mêmes Avec leurs petites idées Mourir d'aimer Puisque notre amour ne peut vivre Mieux vaut en refermer le livre Et plutot que de le brûler Mourir d'aimer Partir en redressant la tête Sortir vainqueur d'un défaite Renverser toutes les données Mourir d'aimer Mourir d'aimer Comme on le peut de n'importe quoi Abandonner tout derrière soi Pour emporter que ce qui fut nous, qui fut toi Tu es le printemps, moi l'automne Ton coeur se prend , le mien se donne Et ma route est déjà tracée Mourir d'aimer Mourir d'aimer D'aimer |